vendredi, mars 26, 2010
Fusion gigantesque à la bourse de casablanca entre SNI et l'ONA
Alors que la bourse de casablanca connaissait un certain calme depuis maintenant plusieurs mois 2 grosses opéarations sont venus rappeller que malgré l'absence d'introduction le marché marocain était encore bien vivant.
Tout d'abord il y a eu la méga opération entre le groupe finance.com d'Othman Benjelloun et la CDG concernant la vente de participation de près de 8% de la BMCE au profit de la CDG et inversement la vente de 8% de CGI au profit de RMA Watanya pour respectivement 6.78 milliards et 5.7 milliards
A présent suite à une annonce le CDVM a suspendu la cotation des valeur ONA, SNI, Lesieur, Cosumar, Centrale laitière, Attijariwafa bank, Managem, Ciment du Maroc, Wafa Assurance et Sonasid, soit toute la galaxie des filiales liées aux 2 holding suite à l'annonce d'un communiqué de fusion entre ONA et SNI en vue de créer un holding non coté
Il est donc prévu le retrait de la cote des 2 sociétés pour un prix respectif de 1650 et 1900 dhs pour SNI et ONA
Ci dessous le communiqué publié par l'ONA :
Réorganisation des holdings SNI et ONA
• Création d’un holding d’investissement non coté par le retrait des titres
des deux entités suivi de leur fusion
• Recentrage du nouvel holding sur la vocation d’actionnaire professionnel
Objectifs de la réorganisation
Le projet de réorganisation vise les objectifs suivants :
n Évolution d’une vocation de groupe multi-métiers intégré vers
celle de holding d’investissement
L’objectif principal de la réorganisation vise à dépasser la vocation de groupe
multi-métiers au profit de celle de holding d’investissement exerçant un seul
métier, celui d’actionnaire professionnel. Il implique pour la nouvelle entité :
• L’évolution du mode de gouvernance à travers le passage d’une gestion
opérationnelle directe à un pilotage stratégique par le biais des organes de
gouvernance.
• Le changement de mode de participation à travers la détention de participations
significatives non majoritaires, à l’exception, (i) des contrôles conjoints
à l’instar de Lafarge Maroc et Sonasid pour lesquels la gestion est confiée à des
partenaires métiers mondiaux et (ii) de l’incubation de nouveaux projets ou de
participations en développement (Wana, Marjane, Onapar, Nareva, Optorg).
n Autonomisation des entreprises en portefeuille ayant atteint
un stade de développement pérenne
Le second but poursuivi à travers cette opération est d’accompagner les
entreprises ayant atteint leur vitesse de croisière dans une évolution de leur
gouvernance qui sera caractérisée par :
• un management autonome et responsable devant les organes de
gouvernance,
et
• des conseils actifs, dotés d’une expertise métier renforcée et comprenant une
majorité d’administrateurs indépendants.
Ces entreprises bénéficieront de surcroît d’une plus grande capacité de financement,
limitée auparavant par leur appartenance à un groupe intégré.
n Élimination des contraintes associées aux cascades
de holdings cotés
Le retrait de la cote des deux entités s’inscrit dans la tendance mondiale
d’élimination
des holdings de la cote, en réponse aux attentes des investisseurs
qui préfèrent procéder eux-mêmes à la diversification de leur portefeuille.
A travers la fusion SNI/ONA et l’absorption des holdings intermédiaires, cette
opération vise également la simplification du schéma de participations et la
réduction des lourdeurs administratives associées aux cascades de holdings
et consolide la détention conjointe de la plupart des participations majeures.
Modalités de l’opération
SNI et ONA laissent place à un holding unique non coté à travers les étapes
suivantes :
• Etape 1 : Offres Publiques de Retrait
Deux offres publiques de retrait seront déposées sur les titres SNI et ONA
par leurs principaux actionnaires respectifs aux prix d’offre de 1 900 Dh pour
l’action SNI et 1 650 Dh pour l’action ONA. Les prix d’offres feront l’objet d’une
attestation d’équité délivrée par un expert indépendant, dont la nomination
devra être approuvée par le CDVM.
• Etape 2 : Radiation de la cote
Les offres publiques de retrait seront suivies de la radiation des titres SNI
et ONA.
• Etape 3 : Fusion SNI/ONA
Un projet de fusion de SNI et ONA sera proposé aux actionnaires des deux
entités dans le cadre de leurs assemblées générales extraordinaires.
• Etape 4 : Optimisation et rationalisation du périmètre du groupe
Le nouvel holding d’investissement procédera à une réduction progressive de
son périmètre à travers la cession sur le marché boursier du contrôle d’entités
autonomisées avec, dans un premier temps, Cosumar, Lesieur et l’ensemble
Centrale Laitière/Bimo/Sotherma.
Principales implications de la réorganisation
Le projet de réorganisation se traduira par les évolutions suivantes :
Un recentrage sur le pilotage stratégique
Les équipes du nouvel ensemble se consacreront au pilotage stratégique des
participations détenues.
Le nouvel ensemble recentré, accompagnera ainsi dans la durée, des entreprises
leaders et des projets structurants pour l’économie marocaine. Incubateur et
développeur d’entreprises, seul ou en partenariat avec des leaders mondiaux,
il sera régulièrement amené à céder au marché le contrôle des entreprises
ayant atteint leur vitesse de croisière.
Une nouvelle dynamique pour le marché boursier marocain
La cession au marché du contrôle d’entreprises majeures ouvre un nouveau
chapitre pour le marché boursier marocain. L’augmentation des flottants qui en
découle donnera en effet aux investisseurs institutionnels une plus grande
influence sur les sociétés cotées, et renforcera par là-même l’attractivité de la
place boursière marocaine pour les investisseurs nationaux et internationaux,
sensibles à la profondeur des flottants sur des capitalisations importantes.
En outre, le retrait de la cote de SNI et ONA aboutira à une meilleure
représentativité
de la bourse de Casablanca qui souffrait, en raison de la double
cotation des holdings et des entités opérationnelles, d’une surreprésentation de
l’ensemble SNI/ONA par rapport à son poids réel dans l’économie marocaine.
• Réunis le 25 mars 2010, les Conseils d’administration de SNI et ONA ont décidé de procéder à une réorganisation visant la création d’un holding
d’investissement unique non coté et ce, à travers le retrait de la cote des deux entités suivi de leur fusion.
• Le projet s’accompagne d’une mutation de la vocation du nouvel ensemble qui agira désormais en tant qu’actionnaire professionnel, catalyseur
de création de valeur dans des entreprises leaders et incubateur de projets structurants.
• Ce projet a également pour objectif l’autonomisation des entreprises détenues ayant atteint un stade de développement pérenne à travers
la cession de leur contrôle au marché.
• Cette opération permettra le franchissement d’un nouveau palier dans la modernisation de la gouvernance des entreprises et le renforcement
de l’attractivité du marché boursier marocain.
Casablanca, le 25 mars 2010
dimanche, septembre 06, 2009
Maroc Télécom cède ses parts dans Mobisud
L'opérateur marocain IAM a préféré se désengager de l'aventure Mobisud en France en revendant ses parts dans le MNVO francais dans lequel il détenait 66% à l'autre filiale du groupe Vivendi à savoir SFR.
L'aventure a débuté en 2006 voulait rapprocher la communauté maghrebine, et plus particulièrement marocaine, de leur pays d'origine à travers des offres spécialement conçues avec des prix d'appels très concurrentiel, mais le plan de lancement au départ s'est avéré beaucoup trop ambitieux et les millions dépensés en communication marketing n'ont pas suffit à convaincre les 5 millions de clients potentiels vivant en France.
Un premier virage stratégique a eu lieu avec l'abandon des offres d'abonnement pour ne se consacrer qu'aux cartes prépayées mais là encore le démarrage tant attendu n'a pas atteint les espérances de son actionnaire principal qui a donc décidé de se recentrer sur ses activités africaines et notamment au Maroc où la concurrence s'intensifie avec l'obtention par Wana de la 3eme licence 2G.
Le marché marocain qui voit la croissance de son parc mobile ralentir et voit d'important changement avec l'entrée de nouveaux investisseurs avec le koweitien Zain qui vient de prendre 31% du capital de Wana et Meditel qui devient 100% marocain avec le désengagement de Telefonica et Portugal telecom au profit de finance.com et la CDG via Fipar Holding.
IAM a préféré dans ses conditions tiré un trait sur son aventure en France qui lui a couté plusieurs millions d'euros et ne garder que Mobisud en Belgique qui semble connaitre un départ plus prometteur pour le moment.
vendredi, juin 26, 2009
Quel potentiel pour la société SRM
L'activité à la bourse de casablanca étant au calme plat depuis plusieurs mois, les investisseurs marocains n'ont pas eu l'occasion d'acquérir de nouveaux titres via les introductions dont ils ont été si friand durant les 2 dernières années.
En l'absence de nouvelles opérations d'envergure dont le marché aurait tant besoin pour relancer l'intérêt des médias et des particuliers, les actionnaires doivent profiter de cette période pour faire le ménage dans leur portefeuille et éventuellement réallouer une partie de leur liquidité vers des titres sous évalués présentant un potentiel de croissance important.
Un stock picking qui n'est pas des plus aisé compte tenu des valorisations très importante déjà atteintes pas un grand nombre de titres limitant ainsi le potentiel d'apréciation et du manque d'information et notes d'analyse entourant un grand nombre de valeurs de la bourse de Casablanca.
En effet les analystes financiers ne se penchent régulièrement que sur les grandes valeurs de la cote délaissant toute une catégorie de sociétés dont la taille n'est pas suffisamment significative à leurs yeux pour mériter leur attention.
Prenons l'exemple de la valeur SRM ( société de réalisation mécanique), introduite à la bourse de casablanca via une augmentation de capital de 27 millions de dhs par la création de 70 000 titres en décembre 2006.
Le spécialiste de la distribution de matériel de BTP et de manutention dispose à présent d'un certains vécu sur le marché financier marocain durant lequel il a connu un parcours pour le moins chaotique.
Le cours de l'action a atteint un plus haut quelques mois après son introduction avec un pic à 880 dhs en mai 2007 avant de connaitre un long plongeon qui va l'amener jusqu'à descendre sous son cours d'intrduction à 377 dhs en janvier 2009.
Pourquoi cette PME qui pèse près de 142 millions de dirhams à fin juin 2009 à la bourse de casablanca a t'elle connu une pareille évolution ?
Généralement l'explication pour une introduction est à chercher du coté du business plan prévisionnel fournis lors de l'évaluation de la société, bien souvent celui ci est trop optimiste sur l'évolution future des résultats.
Dans le cas de SRM, il était prévu que l'entreprise réalise à l'horizon 2009 un chiffre d'affaires de 348 Mdhs pour un résultat net de 28 Mdhs, ce qu'elle a pratiquement réalisé puisqu'en 2008 elle a atteint un CA de 522 Mdhs et un RN de 23 Mdhs en hausse de plus de 21% par rapport à 2007.
L'entreprise évolue t'elle sur un secteur d'activité en régression ?
Sur ce point les avis peuvent être nuancés puisque la société certe travaille sur le secteur du BTP qui a connu un certains ralentissement en 2008 au niveau de l'immobilier, par contre sa présence sur les grands projets d'infrastructure au Maroc que sont l'agrandissement de Tanger Med, le programme d'autoroute ou bien encore l'aménagement de la vallée du Bouregreg lui assure un volume d'activité conséquent, aussi bien au niveau de la vente de matériel, qu'au niveau du service après vente plus rémunérateur(réparation, formation et pièce de rechange) avec près de 3000 machines installées auprès de 500 clients.
L'activité manutention devrait connaitre également une forte croissance avec l'essor de la grande distribution (Marjane, Metro...) et la pallétisation grandissante de l'industrie et du commerce marocain.
Au final une société avec un actionnaire de référence stable (Groupe Premium détient 78.13% au coté d'Emirate International Investment Company 5.09%) qui distribuera un dividende de 30 dhs soit un rendement de plus de 6% et un PER de moins de 7 mérite largement l'attention des investisseurs en cette période de disette de papier frais
mardi, novembre 25, 2008
Attijariwafa bank s'étend en Afrique
Alors que la crise fait rage au niveau international dans le secteur financier avec de nombreuses faillites d'établissements financiers aux Etats Unis et des recapitalisation massive avec l'appui des états au niveau mondial, la première banque privée du Maroc profite de la situation pour étendre sa présence en Afrique en acquérant 5 banques sur le continent auprès de Credit Agricole.
Dans le détail l'opération s'effectuera par un échange croisé de participations, Attijariwafa Bank reprendra la participation de Crédit Agricole dans son réseau de banques de détail en Afrique : Crédit du Congo (81% du capital), Société Ivoirienne de Banque (51% du capital), Société Camerounaise de Banque (65% du capital), Union Gabonaise de Banque (59% du capital) et Crédit du Sénégal (95% du capital), pour un montant global de 250 millions d'euros.
Crédit Agricole rachètera de son côté 24% supplémentaires du capital du Crédit du Maroc détenus par Wafa Assurance qui a fin juin détenait une participation d'environ 31.22% dans la banque.
Ce rachat s'effectuerait pour un montant de 144 millions d'euros et permettrait ainsi au Credit Agricole de porter sa participation à 77% dans le capital de la plus petite des banques marocaines coté avec une capitalisation de 3.679 milliards de dhs.
La banque française pourra ainsi se concentrer sur le développement de sa filiale marocaine en accélérant la cadence des ouvertures d'agences pour les porter à plus des 200 actuelles afin de combler le retard sur ces 2 concurrentes francaise Société Générale et BNP (via BMCI)
De plus Sofinco, filiale à 100% de Crédit Agricole, prendra 15% du capital de Wafasalaf, lui permettant ainsi de renforcer la participation de Sofinco à 49% du capital, pour un montant de 71 millions d'euros.
samedi, octobre 18, 2008
Trarem fait marche arrière
Alors que l'opération d'introduction de la société Trarem Afrique devait début ce lundi 20 octobre pour s'achever le 22, le groupe a décidé de reporter son projet de lever 100 millions de dhs sur le marché marocain afin d'attendre que les turbulences actuelles sur la bourse de Casablanca soient passées.
Si la raison de ce report peut apparaitre cohérente, elle soulève néanmoins quelques questions.
La bourse de casablanca contrairement aux autres bourses mondiales, y compris celles des pays émergents n'a pas connu de pertes abyssalles avec des chutes de plus de 30% ou 50% depuis le début de l'année, à la cloture au 17/10 elle se trouvait pratiquement à l'equilibre avec une performance annuelle du MASI de seulement -0.96%donc pas de quoi crier au scandale au vu de la situation mondiale.
De plus l'appel à l'épargne public était relativement modeste avec seulement 100 millions de dhs pour une place qui capitalise un peu plus de 600 milliards de dhs, la demande n'apparaissait pas si excessive.
Donc pourquoi un tel report ?
La société craignait elle de ne pas réussir à placer l'intégralité des titres, surtout avec le syndicat de placement initial qui pouvait apparaitre comme un peu juste avec seulement une banque, BCP, et 2 sociétés de bourse SAFABOURSE et Upline ?
Une chose est sure la confiance des particuliers qui ont afflué en masse ces derniers temps sur la place marocaine ont vite déchanté avec les dernières introductions qui n'ont pas tenue les formidables promesses vantées par tant d'analyste et de conseillers d'investissement.
Pire elles ont mêmes connues des performances négatives avec des cours qui ont chuté en dessous de leurs prix d'introduction alors que la normes jusqu'à présent était de gagner 20% à 30% sur la premiere semaine de cotation.
En fait, il semblerait tout simplement que la bourse marocaine atteindrait une certaine phase de plus grande maturité ou les buisness plan trop optimiste ne feraient plus autant rêver et tourner les têtes, à présent les investisseurs souhaiteraient plus de concret et moins de prévisionnel, et ils opéreraient une plus grande sélectivité dans leurs choix d'investissement au détriment des PME qui malheuresement ne jouissent pas de la même notoriété que les grands groupes marocains.
Au final, cette situation pourrait s'avérer être un mal pour un bien, les valorisations des futures recrues à la cote seront appelé à plus de sagesse et moins d'optimisme béat basé sur des visions trop optimiste du future, chassant ainsi une part des investisseurs spéculateurs des premiers jours de cotation pour privilégier ceux ayant une vision à plus long terme.
L'année 2009 devrait confirmer cette tendance, avec pourquoi pas un rôle prépondérant de l'etat marocain en pourvoyeur de nouvelles sociétés cotées avec le recours à la privatisation, on pense déjà à la royal Air Maroc et ses filiales Atlas Blue et Atlas Hospitality ou bien encore les Autoroutes Du Maroc.
jeudi, octobre 09, 2008
Trarem s'introduit en bourse en pleine tourmente
La société Trarem Afrique SA spécialisé dans la fabrication et la distribution de mobilier de bureau a décidé de franchir le pas et de s'introduire à la bourse de Casablanca alors que celle ci traverse actuellement une crise qui la conduit en terrain négatif avec une perte annuelle de près de 3.5%.
Le moment peut apparaitre il est vrai assez peu opportun pour lever des capitaux sur le marché marocain même si l'ampleur de l'opération reste assez modeste avec seulement 100.5 millions de dhs, il n'empêche l'attitude des investisseurs est plutôt à la prudence et à l'attentisme, les particuliers et institutionnels préférant laisser passer l'orage en attendant des jours meilleurs.
Le calendrier d'une telle opération n'est pas forcément toujours facile à mettre en place puisqu'il ne dépend pas uniquement de l'entreprise, le visa du CDVM ainsi que les différentes sociétés de bourse participant au placement influent également sur la date de l'opération, d'ailleurs la campagne institutionnelle lancée par Trarem dans la presse avait déjà débuté depuis quelques mois annoncant l'approche de l'introduction.
Le syndicat de placement apparait assez restreint avec seulement 3 sociétés Upline Securities, BCP et SAFABOURSE, preuve d'une certaine confiance dans la qualité de l'entreprise et le déroulement de l'opération ou volonté délibéré de limiter la demande pour améliorer le taux de satisfaction ?
Pari qui peut s'avérer payant pour les investisseurs intéressés, ils pourraient se voir confortablement servis contrairement aux autres opérations qui ont eu lieu récemment mais le risque subsiste au vue du parcours chaotiques des dernières recrues qui n'ont pas attiré les foules
Dans tous les cas l'opération est à présent bien lancée et s'effectuera à la fois par cession de 143 035 titres et l'emission de 106 965 titres soit un montant totale de 250 000 titres proposés aux investisseurs à un prix de 402 dhs.
Les 100 millions de dhs collecté par la société devront lui permettre de poursuivre en partie son développement au sein du royaume et lui permettre d'accompagner le développement du marché du mobilier de bureau avec l'arrivée de nombreuses entreprises de service dans le cadre de la politique de l'offshoring.
Affaire à suivre.
dimanche, juin 08, 2008
Label Vie rentre au rayon de la bourse
La bourse de Casablanca poursuit sa marche en avant dans le développement du marché financier marocain avec l'introduction de la société Label Vie se rapprochant ainsi de son objectif des 100 sociétés cotées à l'horizon 2010.
En effet alors que la société CMT (compagnie minière de touissit) vient à peine de franchir le pas voici que la bourse marocaine va accueillir sa première entreprise du secteur de la grande distribution alimentaire, élargissant par la même occasion les secteurs ainsi représentés.
Label Vie spécialiste de la grande distribution au maroc avec 13 supermarchés à décidé de faire appel au marché pour lever entre 456 et 524 millions de dirhams par une augmentation de capital de 20%.
Cette opération piliotée par BMCI en tant que chef de file, avec un syndicat de placement composé de BMCE,BCP, Safa Bourse et ART bourse, a pour but principal de financer un ambitieux programme de développement de 27 nouveaux points de vente à l'horizon 2011 afin d'atteindre les 40 points de ventes dont 6 hypermarchés.
Naturellement on retrouve également les objectifs plus classiques de chaque introduction dont notamment institutionnaliser l'image de la société , développer la notoriété de l'entreprise, diversifier les sources de financement et surtout bénéficier des incitations fiscales qui ne sont pas à négliger, rappelons le elles prévoient notamment une réduction de 50% de l'IS pour les entreprises qui s'introduisent en bourse via une augmentaion de capital d'au moins 20%.
L'opération s'effectuera via la création de 458 150 actions nouvelles à un prix compris entre 895 dhs et 1 044 dhs qui seront à souscrire entre le 16 et 20 juin avec la possibilité d'une clôture anticipée le 17 juin au soir et une première cotation le 02 juillet.
La répartition de l'offre s'effectuera de la manière suivante :
Type 1 : réservé aux salariés, 18 326 titres soit 4% de l'offre
Type 2 : réservé aux personnes physiques (PP) et personnes morales (PM) exprimants des ordres inférieurs à 500 000 dhs, 142 027 titres soit 31% de l'offre
Type 3 : réservé PP et PM exprimants des ordres compris entre 500 000 dhs et 3 millions dhs, 68 722 titres soit 15% de l'offre
Type 4 : réservé aux etablissements bancaire de droit marocain, société de bourse, OPCVM et institutionnels exprimants des ordres maximum de 45 815 titres, 160 353 titres soit 35% de l'offre
type 5 : réservé aux SA ayant pour activité principale l'investissement en valeurs mobilières exprimants des ordres maximum de 26.205 millions de dhs, 68 722 titres soit 15% de l'offre.
Les méthodologies retenues pour l'évaluation des fonds porpres sont les suivantes :
DCF : coût des FP de 12.78%, taux de croissance perpétuelle de 3.5% ce qui donne un prix de 2.432 milliards dhs et 2.898 milliards dhs auquels il convient d'imputer une décote de minoritaire de 15% , soit un montants des FP de 2.067 millards à 2.463 millairds.
Multiple boursier : l'echantillon retenue est composé des sociétés Dairy Farm (Asie), Seventh Continent (Russie), BIM (Turquie) et Walmex (Mexique) et les ratios utilisés sont EV/CA et EV/EBIT, la moyenne de ces 2 ratios donne un prix de 1.239 milliards dhs
Au final, en prenant une pondération de 70% DCF et 30% comparable on obtient un prix de 1.819 millards à 2.096 milliards.
Le groupe qui a réalisé un CA de 870 millions en hausse de 23.6% et un résultat net (RN) de 8.394 millions en 2007 (contre seulement 1 millions en 2006) vise à travers un programme d'investissement engagé de 934 millions dhs sur les 3 prochaines années pour l'ouverture de 4 hypermarchés et 10 supermarchés un CA de 5.689 milliards et un RN de 311 millions dhs à l'horizon 2011.
Au final le prix de cette opération peut sembler assez élevé avec une valorisation d'environ 2 milliards dhs pour une socité qui a réalisé un bénéfice limité à 8.394 millions dhs en 2007 et 41.184 millions prévue en 2008 mais les places dans le secteur de la grande distribution au Maroc sont aujourd'hui limitée avec un marché concentré entre 4 acteurs Marjane (17 hyperchés et 25 supermarchés Acima)Aswak Assalam (6 hypermarchés) Metro (6 cash and carry) et le nouvel arrivant Hanouty avec son concept de supérettes qui cherche à se rédéployer vers le format supermarché.
Le prix en vaut il la chandelle, seul le temps nous le dira surtout que d'autres acteurs lorgnent déjà vers le marché marocain.
dimanche, avril 20, 2008
Seconde introduction de l'année avec DELTA HOLDING
Alors que la société DLM vient à peine d'achever sa période de souscription que voici qu'une seconde société marocaine fait appel au marché de la bourse de Casablanca pour financer son expansion et le développement de ses différentes filiales.
L'entreprise en question n'est autre que la holding DELTA HOLDING, société regroupant 20 filiales opérant dans le secteur de l'infrastructure, la métallurgie, lenvironnement, la parachimie et enfin les services et immobilier.
L'opération s'effectuera via une offre à prix ouvert (OPO) pour un prix compris entre 870 dhs et 920 dhs qui sera fixé suite à la confrontation entre l'offre et la demande sur le titre.
Au niveau de l'offre, elle sera composée à la fois d'une cession de 640 000 actions représentant 16% du capital final de la société et par une émission de 380 000 titres représentant 9.5% du capital final, soit au total 1 020 000 titres pour un montant global compris entre 887.4 millions dhs et 938.4 millions dhs à souscrire entre le 24 avril et le 2 mai.
Cette opération d'une taille nettement supérieure à celle de DLM qui ouvrait le bal des introductions 2008 sera accompagnée par un syndicat de placement nettement plus étoffé puisqu'il regroupera les principales banques privées du royaume avec Attijariwafa bank, BMCE, Société Générale Marocaine des Banques et Credit du Maroc auquelles s'ajouteront les sociétés de bourse Dar Tawfir, Eurobourse, Art Bourse et Safabourse.
La première cotation des titres est prévu pour le 15 mai.
Au niveau de la valorisation de la société on retrouve les 2 méthodes classiques de valorisations les plus utilisées à savoir les comparables boursier et les DCF.
La première se base sur un échantillon représentatif composé des 3 holding déjà coté sur la place marocaine à savoir ONA, SNI et Zellidja auquelles on a retenue le PER (price earning ratio) estimé des résulats 2008, soit un multiple de 25.1 ce qui appliqué au bénéfice 2008 de DELTA HOLDING donne une valorisation des fonds propres de 4.6 milliards dhs soit 1 152 dhs par action.
La seconde méthode des DCF (discounted cash flow) se base sur un taux d'actualisation de 10% et une croissance à l'infini de 3% ce qui donne une valeur de 4.253 milliards dhs.
A cette somme il faut retrancher les intérêts des minoritaires (355 millions dhs) et tenir compte d'une plus value de cession de 20 millions dhs sur la cession d'un terain en 2009 doù une valorisation à 3.914 millards dhs.
Donc au final en tenant compte de ses 2 méthodes la valorisation des FP ressort entre 3.48 milliards dhs et 3.68 milliards dhs soit entre 870 et 920 dhs par action représentant respectivement une décote de 11% ou 6%.
Le détail de répartition de l'offre se décompose de la manière suivante :
Type 1 : réservé aux salariés, 51 000 actions offertes soit 1.2% du capital après augmentation.
Type 2 : réservé aux personnes physiques (PP) et morales (PM) exprimants des ordres inférieurs à 250 000 dhs, 153 000 actions offertes soit 3.5% du capital après augmentation.
Type 3 : réservé aux personnes physiques (PP) et morales (PM) exprimants des ordres supérieurs à 250 000 dhs et inférieurs à 10 000 000 dhs, 153 000 actions offertes soit 3.5% du capital après augmentation.
Type 4 : réservé aux OPCVM, banques, institutionnels et CDG exprimants des ordres inférieurs à 10% du montant global (102 000 actions) ou 5% pour les OPCVM diversifiées, 510 000 actions offertes soit 3.5% du capital après augmentation.
Type 5 : réservé aux SA de droit marocain et sociétés de capitaux de droit étranger ayant comme activité principale l'investissement en valeurs mobilières et justifiant d'au moins une année d'existence exprimants des ordres inférieurs à 50 millions dhs, 153 000 actions offertes soit 3.5% du capital après augmentation.
mardi, avril 01, 2008
Reprise des introductions avec DLM
Voila près de 3 mois qu'aucune société ne s'était introduite à la bourse de Casablanca, trois long mois de disette de papier frais que vient d'intérompre l'entrée sur le marché financier marocain de DELATTRE LEVIVIER MAROC (DLM).
Cette grosse PME certes ne bouleversera pas la composition de la bourse de Casablanca compte tenu de la taille modeste de l'opération limitée à 91.125 millions de dhs par rapport à une capitalisation boursière qui flirte avec la barre des 675 milliards de dhs mais elle permettra néanmoins de relancer la machine et de remettre la place marocaine à la une de l'actualité.
De nombreux marocains s'étaient habitués petit à petit aux mécanismes boursiers avec les nombreuses introductions en 2007 qui ont atteint le nombre reccord de 10 sociétés entrantes et donc attendaient avec impatience le cru 2008.
Mais il faut dire que cette société risque de n'être qu'une mise en bouche et un grand nombre d'investisseurs risque d'être déçu et ce pour plusieurs points.
Tout d'abbord comme il a déjà été dit la taille de l'entreprise reste relativement modeste avec une capitalisation de 364.5 millions dhs et une offre de seulement 125 000 actions nouvelles à un prix de 729 dhs, soit un montant global de 91.125 millions dhs représentant un flottant de 20%.
De plus le syndicat retenu s'avère excessivement restreint avec seulement 2 acteurs, BMCI en tant que chef de file et la société de bourse ICF Al Wassit, des intermédiaires bien loin du peloton de tête dans le domaine de l'intermédiation boursière au maroc.
Donc à moins d'ouvrir un compte chez ces sociétés de bourse, les investisseurs seront obligés d'attendre le premier jour de cotation le 29/04 pour acquérir des titres.
Pour ceux qui souhaiteraient néanmoins faire les démarches nécessaire pour acquérir des titres lors de cette introduction voici les détails de l'opération qui se déroulera du 14 au 16 avril avec une possibilité de clôture anticipée le 15 au soir :
Type 1 : réservé aux salariés de DLM, 6000 actions offertes soit 6% du capital
Type 2 : réservé aux personnes physiques (PP) et morales (PM) exprimants des ordres inférieurs à 1000 actions, 35250 actions offertes soit 28.2% du capital
Type 3 : réservé aux PP et PM exprimants des ordres compris entre 1000 et 5000 actions, 25000 actions offertes soit 20% du capital.
Type 4 : institutionnels exprimants des ordres inférieurs à 12500 actions, 58750 actions offertes soit 47% du capital
A noter que les ordres seront servis par itération successive pour le type 2 et au prorata pour le type 3, donc au vu de l'offre qui est plus importante pour la classe 2 mieux vaut pour les investisseurs dépassant de peu les 1000 actions de diminuer leurs demandes pour rester sous le seuil fatidique du millier de titres.
De plus, il faut noter qu'il n'y aura pas d'effet de levier possible, il faudra disposer de 100% de la somme demandée lors de la souscription.
Un syndicat restreint, l'absence d'effet de levier, il semblerait que les différents acteurs aient compris qu'il fallait revenir à plus de raison pour encourager les vraix investisseurs et éviter les effets d'aubaine des spéculateurs fortunés qui demandaient le maximum autorisé sans même disposer des fonds.
Les sanctions du CDVM portant sur les dernières introductions ont fait réfléchir plus d'une société, pour rappel il avait sanctionné plusieurs sociétés pour manquement aux règles et notamment UPLINE qui a écopé d'une amende record de 10 millions dhs.
La société DLM se servira de ces fonds pour financer le développement de son activité à l'export et aussi pour le démarrage d'une activité de construction de mats d'éoliennes au Maroc.
DLM a réalisé un CA 2006 de 317 millions dhs et un résultat net de 7.618 mds, il est prévu respectivement en 2007, 460.27 mds et 13.737mds et pour 2008 559.59 mds et 18.567 mds.
jeudi, mars 13, 2008
Attijariwafa Bank voit son résultat net part de groupe augmenter de 8.2%
La première banque privée du royaume vient de publier ses résultats au titre de l'année 2007 et la première chose que l'on peut dire c'est qu'ils sont relativement bon même si dans l'ensemble ces chiffres restent conformes aux prévisions.
La banque a affiché un produit net bancaire (PNB) en hausse de 18.6% à 8.8 milliards tiré essentiellement par la forte hausse de la marge sur intérêts qui a cru de 20.9% et la marge sur commission qui s'est contenté d'une progression de 18.9%
Le résulat brut d'exploitation (RBE)a atteint une hausse de 18.8% à 4.6 milliards de dhs soit une performance équivalente à la hausse du PNB malgré des charges d'exploitation qui ont frolé les 3.9 milliards de dhs soit plus de 21.8% par rapport à 2006, cette hausse s'expliquant essentiellement par le développement de la banque au Maroc et à l'étranger avec l'extension du réseau.
Au final, la performance d'Attijariwafa Bank sera satisfaisante avec un bénéfice part du groupe de 2.5 milliards de dhs mais de 2.7 milliards dhs en consolidé soit une hausse de 15%
La banque marocaine à travers ces résulats sur l'année 2007 voit ses fonds propres augmenter à 18.2 milliards de dhs ce qui lui permettra d'accompagner le financement des grands projets de traveaux au Maroc tout en respectant la règle de division des risques par client.
Tous les métiers de la banque ont vu leurs performances s'améliorer, aussi bien au niveau de la banque de détail au Maroc avec des dépôts clientèle en hausse de 12.8% à 136.4 milliards lui conférant une part de marché (PDM) de 26.5% dans la collecte et de 30.6% dans la distribution de crédit avec 106.5 millards dhs que dans la banque de financement et investissement (BFI) qui a profité à plein de l'essor du marché boursier marocain ou au niveau international avec l'expansion en Afrique et en Europe de l'activité.
Au niveau des filiales on peut citer les cas de WAFA Assurance qui a dégagé un RN de 603.7 millions dhs en hausse de 92% et qui trône au sommet avec une PDM de 20% ou encore Wafasalaf avec un RN de 243 millions dhs en hausse de 21% profitant à plein du développement economique au Maroc.
L'essor du marché financier marocain et l'apétit grandissant des marocains pour la bourse ont favorisé également les filiales de la banque, notammentAttijari finance Corp qui a profité pleinement du nombre record d'introduction au nombre de 10 l'année dernière en confirmant son leadership dans le domaine du conseil en introduction et fusion acquisition, le RN est passé à 40.9 millions dhs contre 16.9 millions en 2006.
La société de bourse Attijari intermédiation, premier intervenant de la place, a elle aussi profité de l'explosion des ordres et des volumes sur la bourse de Casablanca avec un CA en hausse de 14.3% à 118.3 millionds dhs pour un RN de 72.8 millions dhs en hausse de 33.9%, de même pour Wafa Gestion dans la gestion d'actif avec 46 milliards dhs d'encours sous gestion, en hausse de 7% avec une PDM de 32% pour un RN de 71.5 millions dhs.
La banque en 2007 a poursuivi son développement et sa restructuration à l'international avec le redressement Attijari en Tunisie qui a atteint un PNB de 669.4 millions dhs en hausse de 29.3%, la fusion au Sénégal entre la filiale crée et la BST pour créer une banque de 19 agences avant éventuellement d'y intégrer la CBAO au sein duquel le groupe a aquis 79% du capital et enfin la pousuite du développement en Europe avec la création de succursale au Pays Bas et en Allemagne.
Le conseil d'administration a proposé un dividende de 50 dhs (45 dhs en 2006)ce qui devrait permettre à la banque de voir son parcours en bourse poursuivre sa progression (33.9% de hausse en 2007).
dimanche, mars 02, 2008
Le poids des entreprises étrangères à la bourse : handicap ou avantage ?
L'essor de l'economie marocaine, son ouverture ainsi que sa position de carrefour entre l'europe et l'afrique a très tôt attiré les grandes entreprises étrangères, notamment françaises et espagnoles, c'est donc tout naturellement que nous les retrouvons au capital des principales sociétés marocaines cotées en bourse.
Ce poids capitalistique représente t'il un avantage ou bien un inconvénient pour la bourse de Casablanca ?
La question mérite d'être posée au vu du récent développement de la place marocaine et de l'attrait que celle ci exerce sur l'étranger au vu des performances exceptionelles réalisées principalement ces 2 dernières.
Un évènement majeur cette semaine peut apporter un début de réponse à cette question épineuse, l'annonce des résultats de la plus grande société marocaine IAM.
En effet, la société Maroc Télécom a affiché une prouesse en atteignant un résultat net en hausse de 19.2% à près de 8 milliards de dhs, que son actionnaire majoritaire Vivendi avec ses 51% du capital du fleuron marocain a décidé de distribuer intégralement.
Cette décision peut paraitre suprenante, IAM n'a t'il plus aucune ambition de développement au Maroc, en Europe ou bien en Afrique ?
Avec une telle somme n'aurait il pas été judicieux d'en utiliser une partie pour chercher des relais de croissance en Afrique de l'ouest à l'heure ou la concurrence s'intensifie sur le marché domestique avec l'arrivé d'un troisième opérateur WANA qui dispose des moyens de son ambitieux avec pour actionnaire principal ONA ?
En réalité cette générosité à d'IAM à l'égard de ses actionnaires s'explique essentiellement par les besoins colossaux de Vivendi qui est engagé dans des opérations de croissance externe en Europe avec le rachat de Neuf et à l'international avec le rachat de Activision par sa filiale Vivendi Games nécessitant d'importante sommes de cash.
Maroc Télécom n'est pas un cas isolé, on retrouve de nombreuses sociétés marocaines cotées à la bourse de casablanca disposant d'un actionnaire étranger majoritaire dont le principal objectif est de remonter du cash vers la maison mère qui elle se chargera du développement international du groupe.
On peut citer les cimentiers avec LAFARGE MAROC, HOLCIM et autres CIMENT MAROC mais également les bancaires avec BMCI et Credit du Maroc pour qui tout développement à l'etranger via des augmentations de capital sur la place marocaine est exclus.
A l'inverse nous pouvons prendre quelques grandes sociétés marocaines qui elles ont tenté le pari de se lancer à l'international en se financant sur le marché de Casablanca, avec par exemple BMCE ou Attijariwafa Bank qui ont financé une partie de leurs expansion en Afrique et en Europe via des lignes obligataires ou plus récemment Addoha qui a levé plus de 2.7 milliards de dhs sur la place via une augmentation de capital pour financer son acquisition de 50% de FADESA MAROC.
Donc même s'il ne faut pas réduire les participations des sociétés étrangères à de simple placement juteux, car elles apportent également leurs méthode de management, une certaine rigueur et leurs expériences, il ne faudrait pas qu'elles brident l'expansion de la bourse de Casablanca qui regorge de liquidité et qui ne demande qu'à servir de levier de financement des entreprises marocaines pour peu que la solicite pour des projets bien ficelés.
mardi, janvier 01, 2008
Bilan de l'année 2007 et quelles perspectives pour 2008
L'heure du bilan est arrivée pour cette année 2007 qui s'est avéré riche en évènement pour la bourse de Casablanca avec l'arrivée de pas moins de 10 nouvelles sociétés à la cote portant ainsi le nombre de sociétés cotées à 73.
La performance de 2006 a ainsi pu être réitéré en terme d'incitation à la cotation des entreprises marocaine sur le marché financier, ramenant ainsi l'objectif de 100 société cotées à l'horizon 2010 deplus en plus crédible.
Au delà du chifre des introductions il y a également la performance des 2 indices phares qui est à retenir avec une progression de pas moins de 33.92% pour le MASI et de 31.13% pour le MADEX, une performance tout à fait exceptionnelle quand on sait que l'année 2006 avait déjà vu la bourse marocaine monter de 71.1% et 22.5% en 2005.
L'horizon pour 2008 s'annonce donc sous de bons auspices avec un retour massif des investisseurs toutes classes confondues et notamment l'apparition d'une catégorie d'investisseurs particuliers qui s'est développé tout au long de l'année au fil des introductions, on atteint aujourd'hui pratiquement les 100 000 particuliers investissant en bourse.
Néanmoins malgré l'optimisme actuel, un certains nombre de points restent préoccupant pour le développement du marché.
Le passage de la taxe sur les plus value mobilière de 10% à 15% pour les particuliers et à 20% pour les OPCVM pourraient freiner l'essor des transactions et détourner une partie des nouveaux investisseurs vers d'autres secteurs, notamment l'immobilier.
De même l'année a été marqué par l'engouement provoqué par la multiplications des introductions et leurs promesse de gain facile et rapide jusqu'à présent, mais on s'aperçoit que durant les dernières opération la surliquidité du marché a provoqué une chute du taux de satisfaction qui a atteint bien souvent l'attribution de 2 ou 3 actions par personne.
Des chiffres ridicules conjugué à une forte modération dans l'evolution des cours des nouveaux entrants, à titre d'exemple SNEP introduit à 1250 dhs ne cote que 1300 dhs actuellement soit seulement 4% de hausse, de même Atlanta introduit à 1200 dhs ne vaut que 1661 dhs soit une hausse de 38%, cela reste appréciable mais bien loin des Addoha ou des CGI qui en leurs temps furent les meilleures ambassadeurs de la bourse auprès de la population, de véritables coup de projecteur médiatique qui ont joué le rôle d'accélérateur pour la bourse de casablanca.
Au final, bien que la progression a été forte ces dernières années, le risque de création de bulle spéculative reste limité compte tenue des bonnes performances réalisées par les entreprises avec une explosion des bénéfices rendu possible grace à une compétitivité sur le marché local et à l'international notamment en Afrique et par la croissance économique au Maroc tiré par les chantiers structurants que sont les autoroutes, les chemins de fers, les villes nouvelles ou encore le port de Tanger.
De nouvelles introductions et l'apparition de nouveaux produits avec la création d'un marché à terme devraient soutenir dnas les années à venir l'essor du marché marocain.
dimanche, décembre 09, 2007
Coup de blues sur la bourse de Casablanca
Alors que la fin d'année approche à grands pas, la bourse de Casablanca connait un coup de déprime ces derniers jours avec un certains recul des indices et une orientation à la baisse qui certes, reste limitée à -4.6% sur le dernier mois ramenant ainsi la performance annuelle du MASI à un confortable 30.96% de hausse, mais pose la question de l'avenir de la bourse dans les mois qui viennent.
Les récentes introductions d'ATLANTA, SNEP ou autres STOKVIS sur le marché marocain n'ont pas permis de ramener l'euphorie connus jadis avec les ADDOHA et CGI.
Le rêve serait il fini ?
Après des performances ces dernières années à 2 chiffres, avec un taux de progression de 30,5% en 2003, 14,7% en 2004, 22,5% en 2005, 71,1% en 2006 et près de 31% en 2007 jusqu’à présent, les investisseurs étaient habitués à faire de jolies plus values vont ils devoir se serrer la ceinture ?
Un début de correction ne serait pas en soi catastrophique et selon certains analystes de la place seraient même souhaitable pour ramener le cours des sociétés à des niveaux plus en conformité avec leurs résultats.
La bourse de Casablanca il est vrai se paye un peu chers actuellement avec un PER qui se rapproche dangereusement des 30 fois les résultats prévus en 2007, un retour au alentour des 20 serait déjà plus conforme à ce qui se pratique sous d'autres cieux.
Donc que faut il prévoir sur la fin d'année et les mois qui viennent ?
Vendre ses actions, pourquoi pas mais se tourner vers quels autres produits ?
Aujourd'hui même si la hausse pour cette année est probablement terminée et devrait se situer entre 30% et 35%, une sortie du marché ne semble pas être la solution la plus recommandée.
Bien sur un aller retour sur ses positions sera nécessaire pour éviter la hausse de la taxe sur les plus values mobilière qui devrait passer de 10% à 15% en 2008, mais par la suite une selection rigoureuse des actions constituant son portefeuille sera plus que nécessaire pour rester sur la place.
Une sortie des secteurs ayant connu les plus fortes hausse n'est pas à exclure, de même que celui des sociétés ayant connu une très forte spéculation, comme le CIH par exemple.
Mais au final si le retour au stock picking redeviendra la règle, le tableau n'est pas si noir, l'arrivée de nombreuses sociétés de taille importante en 2008 et 2009pourrait ravivé la flamme sur le marché, on annonce déjà des entreprise telles que VEOLIA Maroc, Credit Agricole, Meditel, La Belle Vie et autres filiales de grands groupes, holding ou fonds d'investissement.
samedi, novembre 17, 2007
Vers la fin de l'argent facile en bourse ?
Alors que traditionnellement les introductions en bourse insufflaient un soufle positif sur la bourse de Casablanca avec un accroissement du volume et la hausse des indices il semblerait à présent que l'on assiste à une inversion de tendance.
Cela a d'ailleurs été très marqué avec le titre SNEP, dernière société en date à coter sur le marché marocain en attendant GSI Maroc, qui a connu une semaine très difficile avec un véritable plongeon.
Habituellement les titres nouvellement introduits connaissent une période de grace où aux réservations à la hausse succèdent des hausses de cours importantes qui propulsent généralement assez rapidement le titre vers les 50% de gain, avant de voir les échanges se stabiliser autour d'un prix d'équilibre.
Or pour l'entreprise SNEP l'etat de grace n'a pas duré plus d'une semaine, on est passé du point culminant du titre de 1 663 dhs le 09 novembre à seulement 1 400 dhs ce vendredi 16 novembre, soit une performance depuis la cotation du titre ramené à un poussif 12% de gain.
Si l'on ajoute à cela le faible nombre de titres attribués lors de l'introduction, avec 2 à 3 titres pour la plupart des particuliers, on s'aperçoit que l'intérêt de participer aux introductions n'est plus aussi marqué qu'auparavant pour les investisseurs.
Faut il y voir un début de désintérêt des particuliers pour le marché marocain ?
La question mérite d'être posée , mais à mon sens cette période de transition s'avère nécessaire et permettra un certain retour à la raison avec la fin des 50% de hausse en une ou deux semaines et l'on devrait se diriger vers une situation plus normale lors des introductions avec des taux de satisfaction plus satisfaisants pour les investisseurs, loin des 0.5% ou 1% de mise sur les dernières opérations.
Les sociétés de bourse, les banques et les autres intervenants de la bourse de Casablanca devraient à présent se pencher vers le développement d'outils permettant l'investissement à moyen terme comme les plans d'épargne action défiscalisé, ou bien les OPCVM investis en action.
Surtout que le risque guette de voir une partie des nouveaux investisseurs alléchés par les performances d'Addoha et de CGI se détourner de la place marocaine dès 2008 avec la probable application du taxe sur les plus values à 20% au lieu de 10% actuellement.
dimanche, novembre 04, 2007
Décollage difficile de l'épargne populaire en bourse
Bien que ces 2 dernières années la bourse de Casablanca ait connu un nombre record d'introductions, avec une année exceptionnelle en 2006 avec pas moins de 10 nouvelles sociétés cotées, l'emergence d'une classe d'investisseurs particuliers en bourse a du mal à réllement décoller.
Naturellement les grosses introductions qu'ont été les Addoha, CGI et autre Atlanta ont permis de médiatiser et de populariser le marché marocain, mais il faut bien reconnaitre que cela reste néanmoins l'arbre qui cache la forêt.
En effet, bien que ces grosses opérations ont drainé des sommes considérable dépassant les 100 milliards de dirhams de souscriptions avec des pics de plus de 100 000 investisseurs particuliers il faut nuancer la portée réelle de ces chiffres.
Bien souvent les investisseurs multiplient le nombre de souscripteurs de manière artificille en faisant signer des ordres au nom de tous les membres de la famille dans l'espoir de multiplier les actions obtenues.
De même les banques poussent à la sur souscription à travers l'effet levier offert par le credit, donc pour espérer obtenir 10 000 dirhams d'actions il n'est pas rare que certains particulier demande jusqu'à 1 million dhs.
Mais ces pratiques à long terme risque surtout de décourager toute une frange de la population d'investir en bourse, surtout les petits porteurs incapable de jouer le petit jeu de la sur souscription et pour lesquels il ne risque de rester que des miettes.
La situation devient déjà critique avec la récente introduction d'Atlanta où les investisseurs particuliers pour la plupart ne se sont vus attribués que 2 actions par personnes et le scénario devrait ce reproduire avec la SNEP où l'on annonce déjà des taux de satisfaction ridicule, nombreux devront se contenter de 4 ou 5 actions tout au plus.
Au final, les autorités compétentes gagneraient à encourager les petits porteurs en leurs réservant une tranche prioritaire inférieur à 50 000 dhs, ce qui serait un pari sur l'avenir, car pour un réel décollage de la bourse marocaine il faudra bien plus que de gros spécualteurs qui font leurs apparition à chaque introduction mais au contraire une multitude d'investisseurs à moyen terme.
Dans ce sens le gouvernement devrait revoir sa copie du projet de loi de finance 2008 qui prévoit un passage de la taxe sur les plus values sur valeurs mobilières de 10% à 20%,et une exonération en dessous d'un plafond de 100 000 dhs de cession ainsi que la création d'un plan epargne action défiscalisant les plus values au bout de 5 ans de détention du PEA seraient des mesure allant dans le bon sens.
De même, de leurs coté les sociétés de bourse devraient jouer leurs rôle d'accompagnateur et de conseiller avec le développement de l'information financière en ligne et la diminution des frais de transaction, l'apparition des sites de bourse en ligne d'Attijariwafa bank avec WAFABOURSE et de BMCE devraient être l'occasion de lancer une certaines concurrence dans le domaine car jusqu'à présent la plupart des intervenants facturent le maximum autorisé par la loi, ce qui freine l'essor des transactions avec des ordres dont le cout revient à près de 1% du montant de l'ordre.
mardi, octobre 30, 2007
Le secteur des nouvelles technologies s'etoffe à la bourse de Casablanca
La bourse de Casablanca va bientôt pouvoir compter un membre supplémentaire dans le secteur des nouvelles technologies avec l'entrée de la société GSI Maroc qui fera son apparition pour une première cotation le 07 décembre.
L'introduction se fera via une augmentation de capital avec l'émission de 50 000 nouveaux titres à un prix unitaire de 528 dhs soit un montant global de 26.4 millions dhs.
L'opération, représentant au final un tiers du capital de la société, débutera le 21 novembre et se cloturera le 23 du même mois et sera piloté par un syndicat composé de MSIN en tant que chef de file et d'Attijariwafa Bank, SAFA Bourse et Credit du Maroc, ce qui devrait s'avérer amplement suffiment compte tenue de la faiblesse de l'offre.
L'opération est classiquement découpée en 3 catégories :
Type 1 : les salariés, le nombre de titres réservé à cette catégorie est de 1 000 titres soit 2% du montant global de l'opération
Type 2 : les personnes physiques et morales exprimants des ordres inférieurs à 1000 actions, le nombre de titres réservé à cette catégorie est de 24 000 titres soit 48% du montant global de l'opération.
Type 3 : personnes morales et institutionnels exprimants des ordres supérieurs à 1000 actions, le nombre de titres réservé à cette catégorie est de 25 000 titres soit 50% du montant global de l'opération.
La valorisation de la société a été effectuée selon 2 méthodes :
- les comparables boursiers
- la methode DCF
L'echantillon retenue pour la première méthode est composé de HPS, MATEL, Distrisoft, IB Maroc et Involys et les critères retenues sont le PER et le P/B (price to book).
Le PER moyen pondéré est de 31 en 2006 et 22 en 2007, il faut noter que le titre HPS compte pour près de la moitié de la pondération avec une part de 48% donc cela influe fortement sur la valorisation de GSI avec cette méthode surtout qu'il s'agit du ttre dans l'echantillon représentant les ratio les plus élevé.
Avec cette méthode la valorisation ressort à 57 millions dhs sur la base des résultats 2007 qui selon le conseiller financier serait plus pertinent compte tenue de la forte progression du bénéfice avec un bond de 138% et des fonds porpres en hausse de 72% par rapport à 2006.
Sur la base de 2006 la valorisation avec cette méthode n'aurait été que de 39 millions dhs.
En ce qui concerne la seconde méthode des DCF, elle fait ressortir une valorisation de 61 millions dhs sur la base de prévision plutôt optimiste avec un RN 2007 de 2.556 Mdhs, RN 2008 de 6.609 Mdhs et RN 2010 de 18 Mdhs.
Au final la moyenne de ces 2 méthodes donne une valorisation de 60 millions soit 600 dhs par titre, donc au cours proposé de 528 dhs cela représente une décote de 12%
La société GSI Maroc présente dans la vente de matériels et de logiciels (près de 80% du CA pour ce pole infrastructure)est également présente dans la formation (10% du CA), la maintenance (4.5% du CA) et le coseil (2.5% du CA)
Pour cette introduction les investisseurs pourront bénéficier d'un effet de levier d'un niveau de 2 fois le capital investi car seul 50% de la demande devra effectivement être bloquée.
Cette PME présente donc des caractéristiques assez risqué avec un CA en baisse depuis 3 ans (CA de 93.177 Mdhs en 2004, 81.599 Mdhs en 2005 et seulement 77.375 Mdhs en 2006)et une valorisation assez ambitieuse, il y a donc peu de chance de voir le titre connaitre le même parcours que CGI, Atlanta ou Addoha.
mercredi, octobre 17, 2007
Accélération du rythme des introductions en fin d'année
Alors que les résultats de l'introduction en bourse d'Atlanta viennent à peine de tomber et que l'introduction de la SNEP est en cours, la bourse de Casabalca va bientôt pourvoir célébrer l'arrivée d'une 3eme société sur ce dernier trimestre avec Stokvis.
Et ce n'est pas fini on annonce encore l'arrivée de 2 ou 3 sociétés pour cette fin d'année dont la société de consommation Salafin filiale de BMCE.
En attendant les particuliers, déçu de n'avoir pour la plupart reçu que 2 actions dans la tranche 2 de l'introduction d'Atlanta, vont pouvoir se rattrapper avec Stokvis.
La société propose aux investisseurs pas moins de 183 903 actions au prix unitaire de 590 dhs soit un montant global de 108.5 millions de dhs.
La période de souscription débutera le 12 novembre pour se cloturer le 14 du même mois et elle sera piloté par la CDG capital en tant que conseiller et sa filiale la société de bourse Safabourse en tant que Chef de file d'un syndicat qui sera également composé de BMCI, Attijariwafa bank, BMCE bourse, SOGEBOURSE et ART Bourse.
La société Stokvis compte employer une partie des sommes levées pour financer le développement de ses nouvelles filiales.
La filiale Pacific Motors empochera 45 millions de dhs pour développer l'importations de véhicules chinois, la société vise les 1000 voitures en 2008 soit environ 1% du marché marocain.
En ce qui concerne l'autre filiale du groupe, Komcat, elle bénéficiera de 13.5 millions de dhs pour son activité de location longue durée d'engins.
En ce qui concerne la répartition de l'offre elle sera constituée de la manière suivante :
Type 1 : réservé aux salariés de Stokvis, sont alloués 18 390 titres soit 10% du montant offert.
Type 2 : réservé aux personnes physiques et morales exprimants des ordres inférieurs à 500 titres, sont alloués 64 366 titres soit 35% du montant offert.
Type 3 : réservé aux personnes physiques et morales exprimants des ordres compris entre 500 et 5000 titres, sont alloués 27 586 titres soit 15% du montant offert.
Type 4 : réservé aux personnes morales exprimants des ordres compris entre 5000 et 8500 titres, sont alloués 18 390 titres soit 10% du montant offert.
Type 5 ; réservé aux institutionnels exprimants des ordres inférieurs à 18 390 titres, sont alloués 55 171 titres soit 30% du montant offert.
Les méthodes de valorisations employées font ressortir un prix de 590 dhs avec une décote de minoritaire de 21.6% soit une valorisation globale de 434 millionds dhs.
Dans le détail, la méthode DCF donne 518 millions dhs, les comparables boursiers 464 millions dhs (l'echantillon est composé de Auto Nejma, Auto Hall, Berliet, fénie Brosset, Fertima, SRM et porte sur le PER et le P/B) et enfin la méthode des anglo saxon 777.3 millions dhs.
La société a réalisé un CA 2006 de 469.99 millions dhs en hausse de 53.9% par rapport à 2005 pour un résultat net de 20.25 millions dhs.
Les prévisions de 2007 et 2008 donnent un bénéfice de respectivement 28 Mdhs et 43.894 Mdhssoit un PER de 10.
La première cotation aura lieu le 03/12 et il est clair que les organisateurs de cette opération compte fortement sur les particuliers, malgré la taille modeste de l'opération la sur souscription ne devrait pas être massive et l'on pourra avoir un taux de satisfaction de 5% à 10%
samedi, octobre 06, 2007
La SNEP en éclaireur pour les autres filliales du groupe Chaâbi
Les rumeurs du mois d'aôut annoncaient l'introduction en bourse de 4 sociétés supplémentaire à la bourse de Casablanca dans le courant du mois de Septembre, à savoir, Atlanta-Sanad, SNEP, Stokvis et Salafin.
Si Atlanta a bien respecté le calendrier prévu avec une annonce et l'obtention du visa du CDVM en Septembre, un début de souscription la première semaine d'Octobre et une première cotation le 16 octobre, les autres sociétés ont pour pris du retard.
La filiale pétrochimique du groupe Chaâbi a enfin effectué son annonce, la période de souscription démarrera le 22 octobre et s'achèvera au plus tard le 26 octobre, comme pour Atlanta, il y aura une possibilité de clôture anticipée en cas de trop forte demande le 24 octobre
Il s'agira d'un test grandeur nature pour le PDG de Ynna Holding, Miloud Chaâbi, qui avait annoncé son intention d'introduire en bourse plusieurs de ces filiales, dont la plus attendue opérant dans le secteur immobilier Chaâbi Lil Iskane auquel on prédit déjà un avenir à la Adohha ou CGI, mais pour ça il faudra patienter à 2008.
En attendant les investisseurs pourront se consioler avec les 35% introduit en bourse pour SNEP au prix unitaire compris entre 1 150 et 1 250 dhs soit un montant global de l'opération que atteindra à tous les coups 1.05 milliards de dhs.
L'offre est découpée de manière classique en 4 tranches :
Type 1 : réservé aux salariés de l’entreprise, le nombre d’actions offertes est de 33 600 titres , soit 4% du nombre total offert équivalant à 1,4% du capital de la SNEP.
Type 2 : réservé aux personnes physiques et morales exprimant des ordres strictement supérieurs à 400 000 Dh, le nombre d'actions offertes est de 252 000 titres, soit 30% du nombre total des actions offertes et 10,5% du capital de l’entreprise.
Type 3 : réservé aux personnes physiques et morales exprimant des ordres supérieurs à 400 000 Dh et ne dépassant pas 20 millions dh, le nombre d'actions offertes est de 260 400 titres, soit 31% des actions offertes et 10,85% du capital social de la société.
Type IV : réservé aux institutionnels et personnes morales étangères exprimants des ordres inférieurs à 84 000 titres, soit 35% des actions offertes et 12,25% du capital de la société.
Le syndicat de placement est composé d'Attijariwafa bank qui sera également chef de file, Société Générale, BMCE Bank, Crédit du Maroc, Crédit Agricole, Art Bourse, BMCE Capital Bourse, Crédit du Maroc Capital, Dar Tawfir, Safabourse, Sogebourse et Upline Securities.
Pour les investisseurs ne disposant pas de compte dans l'un de ces établissements d'ouvront se dépêcher d'en ouvrir un rapidement sous peine de voir passer une bonne occasion d'investir en bourse, on notera l'absence remarqué de la banque populaire pour cette introduction alors qu'elle faisait partie du syndicat pour l'opération Atlanta, on se passera donc du service des plus de 600 agences du groupe banque chaabi pour cette opération au grand désespoir des clients boursiers de cette banque
Regain d'intérêt pour la bourse de la part des particuliers
Alors que la souscription à l'introduction de la société d'assurance Atlanta-Sanad vient à peine de s'achever de manière anticipée ce mercredi 03 octobre, que les investisseurs sont déjà tournés vers la future recrue de la cote, la société SNEP.
En effet en ce qui concerne Atlanta la demande une fois de plus a dépassé toute les espérances, les ordres ont afflués très tôt dans les agences de la part des particuliers qui se sont précipités chez leurs banquiers de peur de ne pas pouvoir passer leurs demande avant la date fatidique de la clotûre anticipée ce qui a conduit une fois de plus à une sursouscription massive, les décus risque d'être nombreux.
De plus en plus de particuliers, attirés par les succès retentissants d'Adohha et CGI, se sont tournés vers la bourse pour faire fructifier leurs épargne, n'hésitant pas à passer des ordres de plusieurs millions de dirhams, aidé en cela par des banquiers accordant des crédit effet de levier à tour de bras à leurs meilleurs clients ce qui conduit à déconnecter de plus en plus la demande exprimée de la satisfaction réelle des investisseurs.
Il n'est pas rare de voir des introduction voir des taux de satisfactions global descendre en dessous des 5%.
L'amateurisme de certains investisseurs et le manque de formation et de professionalisme de certains banquiers qui échouent dans leurs rôle de conseiller fait que l'on arrive à la situation paradoxale où des demandes de plusieurs millions sont moins bien servis que des demande de quelques milliers de dirhams.
Comment en est on arriver là ?
Tout bonnement à travers les différents types d'ordres dans chaque introduction qui ne bénéficie pas du même traitement dans la règle de calcul pour l'attribution des actions.
Pour exemple dans le cas de CGI, la catégorie des ordres inférieurs à 300 000 dhs était servie par itération successive jusqu'à épuissement du nombre d'action attribuée à cette catégorie, en clair on distribue à chacun une action en partant des souscripteurs qui ont demandé 300 000 dhs jusqu'au dernier investisseurs, une fois arrivé au dernier s'il reste des actions à distribuer, on refait un tour jusqu'à qu'il n'y ait plus d'action.
Donc celui qui a demandé 2 actions sera intégralement servi au 2eme tour, demandé 3 actions au 3eme tour etc...
Donc on voit bien que cette catégorie 3 privilégie les petits porteurs, le maximum servi ayant été 15 actions.
Alors que la catégorie 4, qui regroupait les ordres de plus de 300 000 dhs à 25 millions était servis au prorata de la demande.
Sachant que le taux de satisfaction a été de 0.46% dans cette catégorie, pour obtenir autant que la catégorie 3, il fallait exprimer un ordre de 3 104 000 dhs.
Donc tous ceux qui ont été conseillés d'investir en dessous de 3 millions de dirhams se sont fait avoir.
Donc temps que les banquiers pousseront les particuliers à exprimer des demandes gonfler dans le but d'avoir un maximum d'action, il y aura toujours des sur souscription massive et des investisseurs déçus qui guetterons les prochaines introductions avec impatience dans l'espoir de se rattrapper.
On estime à 100 000 particuliers qui investissent en bourse au Maroc, espérons que leurs comportement s'améliorera au fil des introductions et inciterons d'autres à suivre leurs pas pour investir sur le long terme et plus uniquement sur la spéculations lors des introductions
dimanche, août 19, 2007
Quel potentiel en bourse pour le titre CGI ?
La semaine qui vient de s'ecouler a vu les premiers échanges sur le titre CGI sur le marché central de la bourse de Casablanca après que le titre fut réservé à la bourse pendant les premières séances compte tenu de la demande excessive à l'achat avec plus d'un millions d'actions demandées au meilleur prix contre à peine une poigné de milliers de titres à la vente.
L'action a déjà connu une progression plus que significative en passant d'un prix d'introduction de 952 dhs à 1531 dhs ce vendredi 17 août, soit une progression phénoménale de plus de 60% en l'espace d'une semaine propulsant ainsi la capitalisation boursière de l'entreprise à près de 28 milliards de dhs.
D'où la question qui taraude la plupart des investisseurs, jusqu'où le titre CGI ira t'il ?
Faut il vendre à ce prix pour les particuliers ayant réussi à obtenir des actions lors de l'introduction et empocher ainsi une confortable plus value ou bien faut il attendre que l'action poursuive encore son trend haussier ?
Le choix il est vrai n'est pas facile compte tenu de la difficulté à apprécier la valorisation intrinsèque de cette entreprise et de l'engouement des institutionnels qui poussent à la hausse avec des ramassage de grande envergure des titres.
De plus nombreux sont les investisseurs qui ont encore en tête le précédent Addoha qui a vu son prix presque multiplié par 5 en un peu plus d'un an et n'ont donc absolument pas envie de se faire avoir une seconde fois en sortant prématurément.
Mais à force d'attendre ne risque t'il pas d'y avoir une bulle spéculative autour de CGI ?
Le parallèle avec Addoha est il vraiment justifié ?
Autant de questions auquelles il est difficile de répondre de manière catégorique mais du moins certains chiffres peuvent éclairer quelque peu les investisseurs.
La société Addoha est coté à présent depuis un peu près 14 mois à la bourse de Casablanca à la suite d'une cession de 35% du capital de l'entreprise par son actionnaire principal Anas Sefrioui à un prix unitaire de 585 dhs soit un montant global de 2.76 milliards de dhs.
Depuis les premiers échanges au cours de 741 dhs le 10/07/2006 la société a vu son cours croitre très régulièrement pour atteindre un plus haut de 3200 dhs avant de redescendre à 2895 dhs le 17/08/2007.
L'action stagne depuis dans une fouchette comprise entre 2500 dhs et 3000dhs et ce depuis près de 3 mois.
La capitalisation boursière du groupe ressort à près de 39 milliards de dhs pour un chiffre d'affaires de 1.668 milliards dhs et un résultat net de 536 millions dhs en 2006 ce qui donne un PER de 72.92 pour un rendement de 0.86% suite au détachement d'un dividende de 25 dhs.
La société CGI de son coté à été introduite au prix de 952 dhs par action en partie par augmentation de capital et cession de titres de la part de CDG son actionnaire principal pour un montant global de 3.5 milliards de dirhams.
Depuis les premiers échanges au cours de 1266 dhs le 15/08/2007 la société a enchainé les réservations à la hausse et quelques transactions essentiellement sur le marché des blocs pour finalement atteindre les 1531 dhs le vendredi 17/08, soit une hausse de près de 60% en l'espace d'une semaine.
La capitalisation boursière du groupe ressort à près de 28 millairds de dhs pour un CA de 620 millionds de dhs et un RN de 88.5 millions dhs en 2006 ce qui donne un PER de 318 pour un rendement de 1.80% suite au détachement d'un dividende de 27.59 dhs en juillet.
Concernant les prévision 2007, si la société ADDOHA prévoit un bénéfice de 843 millions dhs en 2007, CGI elle s'attend à réaliser un CA de 1.197 milliards pour un produit d'exploitation de 2.777 milliards dhs et un bénéfice de 229 millions de dhs.
A l'horizon 2010 le groupe a prévu une multiplication par 4 de son CA et résulat d'exploitation avec respectivement 5.143 milliards et 9.814 milliards pour un bénéfice de 1.046 milliards dhs.
Donc même en tenant compte de perspectives très prometteuses pour le secteur immobilier au Maroc, les titres Addoha et CGI se payeront tout de même la bagatelle de près de 30 fois leurs bénéfice 2010, attention à ce qu'une bulle spéculative sur les valeurs immobilières ne soit pas en train de se former sur la bourse marocaine.
vendredi, août 10, 2007
La tornade CGI s'abat sur la bourse de Casablanca
Comme on pouvait s'y attendre l'introduction sur la marché marocain de la société CGI spécialisée dans la promotion immobilière a pulvérisé tous les records.
Rien de vraiment étonnant à cela compte tenu de la campagne médiatique qui a entourée cette entrée sur la place casablancaise et l'attente insoutenable des souscripteurs d'une opération de qualité et d'envergure afin de satisfaire l'appétit insatiable des investisseurs gavés de liquidité.
Les précédentes introductions qu'étaient PROMOPHARM, M2M ou bien TIMAR ne pouvaient contenir ce flot de liquidité compte tenue des faibles montants qu'ils réprésentaient.
Le très large syndicat de placement comprenant la quasi totalité des banques et société de bourse du Maroc a ratissé large et a poussé les clients a souscrire le plus souvent le maximum possible au prix plafond, ce qui a donné tenez vous bien le chiffre faramineux de 496.5 milliards de dirhams, soit quasiment l'équivalent du PIB marocain.
Naturellement ces chiffres impressionant ont pour revers de la médaille untaux global de satisfaction ridiculement bas avec 0.71%.
Heureusement pour les souscripteurs de la tranche 3, peut importe le montant demandé au delà de 15 actions personnes n'a été servis, ce qui permet d'echapper à la surenchère qui sévit lors des introductions où tous le monde gonfle sa demande dans l'espoir d'atteindre l'objectif réel qui se situe bien en deça.
Comme prévu l'action n'a pas pu coter pour la première journée au vue de la demande excessive comparé au faible nombre de vendeurs, et ceci devrait perdurer pendant encore 2 jours, les premiers échanges pourraient avoir lieu mercredi.
En attendant les pronostics sur le parcours du titre sont extrêment confiant, certains voit déjà un parcours à la Adohha qui a vu son cours plus que doubler en moins d'un an.
Le titre CGI ne devrait pas déroger à la règle vu la qualité de son business plan et de la réserve foncière dont dispose la société, véritable nerf de la guerre dans le métier de promoteur immobilier.
En attendant voici les résultats techniques de cette introduction :
Global
Montant souscrit : 496 499 160 956 dhs
Actions demandées : 521 514 463 titres
Actions accordées : 3 681 600 titres
Taux de satisfaction : 0.71%
Nombre de souscripteurs : 57 559 personnes
Ordre 1 : salariés CGI
Montant souscrit : 70 947 761 dhs
Actions demandées : 74 474 titres
Actions accordées :73 632 titres
Taux de satisfaction : 98.87%
Nombre de souscripteurs : 101 personnes
Ordre 2 : salariés groupe CDG
Montant souscrit : 194 396 261 dhs
Actions demandées : 203 917 titres
Actions accordées : 202 488 titres
Taux de satisfaction : 99.30%
Nombre de souscripteurs : 565 personnes
Ordre 3 :personnes physiques et morales exprimants des ordres inférieurs à 300 000dhs
Montant souscrit : 3 073 451 672 dhs
Actions demandées : 3 219 530 titres
Actions accordées : 460 200 titres
Taux de satisfaction : 14.29%
Nombre de souscripteurs : 32 534 personnes
Ordre 4 :personnes physiques et morales exprimants des ordres supérieurs à 300 000dhs et inférieurs à 25 millions dhs
Montant souscrit : 192 009 966 004 dhs
Actions demandées : 201 682 089 titres
Actions accordées : 920 400 titres
Taux de satisfaction : 0.46%
Nombre de souscripteurs : 23 463 personnes
Ordre 5 : institutionnels
Montant souscrit : 301 150 399 256 dhs
Actions demandées : 316 334 453 titres
Actions accordées : 2 024 880 titres
Taux de satisfaction : 0.64%
Nombre de souscripteurs : 896 institutionnels
dimanche, juillet 08, 2007
Résultat de M2M largement attendu
Les résultats de l'introduction du groupe M2M pourraient apparaitre à première vue comme une bonne nouvelle pour la bourse de Casablanca qui traverse actuellement une période d'alcamie avec des volumes d'echange relativement faible et un horizon à court terme qui ne semble pas rassurer les investisseurs ou du moins leur offrir une vision claire d'une tendance positive qui leurs permettraient de se placer à l'achat.
Le calme prévaut donc ces dernières semaine sur le marché financier marocain et aucune nouvelle ne vient bouleverser la place si ce n'est le titre Addoha qui vient d'annoncer coup sur coup une alliance avec le géant espagnol Fadesa dans une co entreprise à 50-50 et la prise de participation de 3% dans la banque marocaine CIH qui cherche à se défaire de sa vocation de banque de l'immobilier et du tourisme pour devenir une banque universelle.
Mais pour le moment cela n'a pas encore eu de répercusion sur l'animation du marché, et la capitalisation boursière du marché marocain reste scotché sous la barre symbolique des 500 milliards de dirhams.
De plus les résultats de l'introduction de M2M à y regarder de plus près ne font que confirmer une tendance à présent bien établi sur la place marocaine, la sursouscription à fait son chemin dans l'esprit des investisseurs ce qui les pousse à demander à chaque fois le maximum autorisé et entretien ainsi les taux de satisfaction à des niveaux dérisoires.
Ainsi, en dehors des salariés de l'entreprises qui sont protégés de cette fièvre acheteuse grace à une part qui leur est réservé, les autres catégories d'investisseurs ne se voient créditées que de taux oscillant entre 1% et 5%.
Dans le cas de M2M, le taux de satisfaction est même tombé à 0.66% pour les institutionnels, du jamais vu.
A ce demander si souscrire aux introductions vaut encore le coup, même si pour le moment les nouvelles sociétés cotées ont vu leurs cours fortement progresser les premiers jours ce qui permet de gagner encore un peu d'argent, à ce titre M2M a progressé de 11.6% depuis son introduction même si la séance de vendredi à vu plonger le cours de 7.70% à 1222 dirhams.
En attendant la future introduction de CGI, filiale immobolière de la Caisse des Dépôt et Gestion voici les résultats de celle de M2M.
Ordre 1 réservé aux salariés
Montant souscrit : 11 206 230 dhs
Actions demandées : 10 234 actions
Actions attribuées : 6 990 actions
Taux de satisfaction : 68.30%
Nombre de souscripteurs : 56
Ordre 2 réservé aux personnes physiques et morales exprimants des ordres inférieurs à 274 titres
Montant souscrit : 1 367 813 775 dhs
Actions demandées : 1 249 145 actions
Actions attribuées : 38 867 actions
Taux de satisfaction : 3.11%
Nombre de souscripteurs : 11 804
Ordre 3 réservé aux personnes physiques et morales exprimants des ordres supérieurs à 271 titres et inférieurs à 6 500 titres
Montant souscrit : 4 280 241 840 dhs
Actions demandées : 3 908 872 actions
Actions attribuées : 38 867 actions
Taux de satisfaction : 0.99%
Nombre de souscripteurs : 1 818
Ordre 4 réservé aux institutionnels
Montant souscrit : 7 426 426 875 dhs
Actions demandées : 6 782 125 actions
Actions attribuées : 44 831 actions
Taux de satisfaction : 0.66%
Nombre de souscripteurs : 526
samedi, juin 30, 2007
Début de souscription pour TIMAR ce lundi 2 juillet
A partir de lundi 2 juillet et ce jusqu'au 04/07 les investisseurs pourront souscrire au capital de la nouvelle recrue de la bourse marocaine à savoir la société TIMAR, entreprise intervenant dans le domaine du transport international de marchandise et de la logistique.
C'est la société de bourse Finergy qui agira en tant que co ordinateur et chef de file d'un syndicat de placement composé d'Eurobourse et de Crédit du Maroc et sa société de bourse CdM Capital pour cette nouvelle PME qui se tourne vers le marché financier marocain.
Finergy se positionne ainsi comme un spécialiste des petites introductions en bourse, après avoir déjà réussi à convaincre les sociétés Mediaco, Dari Couspate, SRM ou encore Cartier Saada à franchir le pas il recidive une nouvelle fois en 2007 avec la PME TIMAR.
En effet cette opération est d'une taille relativement modeste avec une offre de 45000 actions au pris ferme de 350 dhs soit un montant limité de 15.75 millions de dirhams.
Bien que cette introduction ne bouleversera pas la physionomie de la cote casablancaise elle contribuera néanmoins à élargir l'offre et la diversité des secteurs d'activité présent sur le marché financier marocain, elle sera ainsi la deuxième entreprise cotée du secteur des transport après CTM.
L'opération s'effectuera à travers un seul type d'offre en direction des personnes physiques ou morales exprimant des ordres inférieurs ou égaux à 285 actions, ce qui pourrait permettre aux investisseurs intéressés de se voir relativement bien servi avec des taux de satisfaction qui pourraient atteindre les 2 chiffres, ce qui serait déjà un progrès en soi pour la bourse marocaine.
Enfin en bref, la société a réalisé un CA en 2006 de 99.895 millions de dhs en hausse de 47% par rapport à 2005 grâce notamment à une opération de transport d'éolienne pour le compte d'une société espagnole, et un résultat net de 3.31 millions dhs.
Les capitaux propres de l'entreprise sont de 16.57 millions dhs pour un endettement à moyen terme de 11 millions de dhs auprès d'Attijariwafa bank.
La société emploi 120 salariés en 2006.
vendredi, juin 15, 2007
PROMOPHARM résultat de l'introduction sans surprise
Une fois de plus une nouvelle société souhaitant s'introduire sur le marché financier marocain voit les résultats de la souscription dépasser tous les pronostics avec des chiffres exceptionnellement élevés.
Cette ruée vers le papier frais de la part des investisseurs dénote une certaine confiance dans la bourse de Casablanca malgré les légers sursauts qu'à pu connaître la place marocaine ces derniers temps.
Cet afflux de demande est il un signe positif dans la confiance que place les actionnaire dans l'entreprise ou bien faut il au contraire n'y voir le signe que d'une simple spéculation à l'introduction dans le but pour les porteurs de faire une jolie plus value à court terme ?
Dans tous les cas une chose est sûr , à force de voir des taux de satisfaction aussi bas la bourse marocaine risque de voir fuir toute une partie des petits porteurs incapable de souscrire des centaine de milliers de dirhams dans l'espoir de se voir attribuer quelques dizaines de titres et d'y perdre par là même son rôle de drainage de l'épargne populaire un moyen long terme dans le but de financer les entreprises marocaines.
Les résultats de la souscriptions sont les suivants :
- Global
Montant souscrit : 14 269 160 400 dhs
Actions demandées : 16 214 955 titres
Actions attribuées : 270 045 titres
Taux de satisfaction : 1.67%
Nombre de soscripteurs : 8 012 personnes
- Ordre 1 : réservé aux personnes physiques exprimants des ordres inférieurs à 400 000 dhs
Montant souscrit : 798 387 040 dhs
Actions demandées : 907 258 titres
Actions attribuées : 81 014 titres
Taux de satisfaction : 8.93%
Nombre de soscripteurs : 5 986 personnes
- Ordre 2 : réservé aux personnes physiques et morales (entre parenthèse) exprimants des ordres compris entre 400 000 dhs et 10 000 000 dhs.
Montant souscrit : 5 973 220 000 dhs (dont PM 781 057 000)
Actions demandées : 6 787 750 titres (dont PM 887 565)
Actions attribuées : 81 014 titres (dont PM 11 070)
Taux de satisfaction : 1.19% (dont PM 1.25%)
Nombre de soscripteurs : 1 701 personnes (dont PM 161)
- Ordre 3 : réservé aux institutionnels
Montant souscrit : 7 497 553 360 dhs
Actions demandées : 8 519 947 titres
Actions attribuées : 108 017 titres
Taux de satisfaction : 1.27%
Nombre de soscripteurs : 325 institutionnels
Donc au final malgré une clotûre anticipée au 31 mai soit seulement 1 jour après le lancement de l'opération, la souscription massive n'a pas été endiguée.
Notons néanmoins que contrairement aux précédente introduction il existe une amélioration dans le taux de satisfaction de la première catégorie regroupant les petits porteurs puisqu'ils se voient récompensé d'une meilleur taux de satisfaction même si celui ci reste inférieur à 10%
vendredi, juin 08, 2007
M2M se lance dans le bain
Alors que l'introduction de la société Pharmaceutique PROMOPHARM vient à peine de s'achever par une clotûre anticipée le 31 mai, voici déjà une nouvelle société maocaine à pointer son nez aux portes de la bourse de Casablanca.
Le retour en grace du marché financier marocain se confirme après les quelques hésitations qu'a pu connaitre la place suite aux prises de bénéfice et crainte de constitution d'une bulle spéculative.
Il semblerait en tout cas qu'aux yeux de la nouvelle recrue M2M le moment soit opportun pour s'introduire sur le marché par une cession de 20% du capita soit 129555 actions aux prix de 1095 dirhams.
Cette nouvelle société à franchir le pas de la cote casablancaise, certes ne modifira pas profondément le paysage financier marocain avec son montant de cesion limités à 141.863 millions de dirhams, mais permettra au moins d'accroitre le nombre de société cotées et se rapprocher ainsi du seuil psychologique des 100 entreprises cotées au alentour de 2010.
La souscription débutera le 20 juin et se terminera le 22 juin, et elle sera piloté par Attijariwafa bank en tant que chef de file et BMCE en co chef auquels s'ajouteront la Société Générale Marocaine de Banque et Safabourse, société de gestion filiale du CDG.
En somme un syndicat de placement qui pourrait s'avérer surdimensionné compte tenu du montant limité de titres mis à la disposition des investisseurs et de l'apétit toujours aussi vorace des actionnaires en manque de papier frais, prêts à se ruer sur la moindre occasion.
L'offre se composera en 4 catégories :
- Type 1 : réservé aux salariés du groupe, 6990 titres accordés soit 5.40% de l'offre de tittres (décote de 20% si les titres sont gardés au moins 3 ans)
- Type 2 : réservé aux personnes morales et physiques exprimants des ordres inférieurs à 274 actions, 38867 titres accordés soit 30% de l'offre de titres.
- Type 3 : réservé aux personnes morales et physiques exprimants des ordres compris entre 274 actions et 6500 actions, 38867 titres accordés soit 30% de l'offre de titres.
- Type 4 : réservé aux nstitionnels, 44831 titres accordés soit 34.60% de l'offre de titres.
Les méthodes de valorisation du titre utilisées pour fixer le prix de l'action sont les comparables boursiers avec un échantillon composé de Distrisoft, HPS, IB Maroc, Involys et Matel PC Market avec une pondération à 70% pour HPS puisqu'elle est la plus proche de l'activité de M2M.
Cette méthode fait ressortir un prix moyen de 1348.5 dhs.
La méthode DCF (discounted cashs flows) fait elle ressortir un prix moyen de 1287 dhs.
Au final le prix proposé de 1095 dhs fait donc ressortir une décote de 14.9% mais à ce prix là la société se paye déjà 20.6 fois son résultat net 2007 et 15.1 fois celui de 2008, et même 22.4 fois le RNPG 2007(RN part du groupe) et 17.2 fois celui de 2008.
Des valorisations qui pourraient paraître déjà assez élevé et donc ne pas vraiment laisser place à une forte possibilité d'évolution à la hausse du titre, mais compte tenu de la spéculation et du manque de papier le potentiel devrait néanmoins dépasser les 30% d'ici la fin d'année.
Au final, la première cotation aura lieu le 04 juillet, à cette date la société RMK sera toujours l'actionnaire de référence avec 51% du capital et le flotant de 20%.
La société a réalisé en 2005 un CA de 65.519 millions pour un bénéfice de 11.481 millions et un CA 2006 de 72.084 millions dhs pour un RN de 27.485 millions dhs.
Narl
http://marocbourse.blogspot.com/
mardi, mai 22, 2007
PROMOPHARM rouvre le bal des introductions à la bourse
La bourse de Casablanca s'apprète à accueillir une nouvelle société dans le secteur pharmaceutique après la société SOTHEMA à partir du 15 juin avec l'introduction de la société PROMOPHARM.
Il s'agira de la 2ème entreprise à s'aventurer sur le marché financier marocain en 2007 après l'introduction de Mattel, mais surtout il s'agira de la première introduction à la suite du mini crack qu'a connu la place casablancaise qui a vu ses indices phares chutter de plus de 10% en moins d'une semaine et une capitalisation boursière redescendre sous la barre symbolique des 500 milliards de dhs après avoir cotoyé des sommets au alentour de 530 milliards.
Néanmoins il y a fort à parier que cette ouverture de capital ne trouvera pas de mal à séduire de nouveaux actionnaires compte tenu de la liquidité qui règne sur la bourse marocaine et le peu de papier frais disponible.
D'aileurs les promoteurs de cette introduction ne s'y sont pas trompés en optant pour un syndicat de placement restreint à 2 banques, en l'occurence BMCE en tant que chef de file au coté de BMCI.
L'opération consistera en une cession de titres à hauteur de 27% du capital à un prix compris entre 800-880 dhs soit un montant global de 216-237 millions dhs sur une période restreinte du 30 mai au 05 juin.
A noter, une information et non des moindre, les souscriptions pourront être cloturées de manière anticipée le 31 mai, soit un petit jour après le début des souscription, afin de préserver les chances des futures actionnaires de se voir attribuer un montant raisonnable de leurs demande contrairement aux autres opérations qui globalement ne voient pas le taux de satisfaction dépasser les 5%.
En bref, les premiers arrivés seront les premiers servis, ce qui risque d'entrainer un rush dès le premier jour, donc mieux ne vaut pas tarder pour ceux qui seraient intéressés.
L'opération est découpée classiquement en 3 types :
- Type 1 : personnes physiques exprimants des ordres inférieurs à 400 000 dhs, 81014 actions leurs seront réservés soit 30% du montant global.
- Type 2 : personnes physiques et morales exprimants des ordres compris entre 400000 dhs et 1 000 000 dhs, 81014 actions leurs seront réservés soit 30% du montant global.
- Type 3 : institutionnels marocains et étrangers, 108017 actions leurs seront réservés soit 40% du montant global.
Les méthodes de valorisations retenues, DCF, Discounted Dividend Model (DDM), comparables boursier nationaux, internationaux donnent un prix compris entre 593 dhs et 1752 dhs.
A noter que les 2 méthodes donnant les prix les plus élevés sont les comprables nationaux pharmaceutique (SOTHEMA) et avec le marché financier marocain avec respectivement 1050 et 1752 dhs, ce qui traduit la surchauffe du marché marocain qui se paie de plus en plus chers avec un PER 2006 supérieur à 20.
Enfin la société PROMOPHARM qui a réalisé un CA 2005 de 280.622 millions dhs et CA 2006 de 297.448 millions dhs, a procédé à la veille de cette introduction à une modification de son tour de table avec la vente de 4% du capital de la part de SOPHANORD au profit de l'assureur national RMA au prix de 860 dhs l'action.
jeudi, mai 10, 2007
Début de correction ou simple prise de bénéfice
La bourse de Casablanca a connu son jeudi noir en cette journée du 10 mai avec une forte chute des indices à la bourse marocaine, le MASI ayant plongé de 4.17% à 11947 points dans un volume très étoffé de 1 665 millions de dirhams.
Ce plongeon ramène la performance annuelle du marché marocain à 26.03% ce qui reste malgré tout pour le moins appréciable compte tenu des rendements des autres placements que sont les obligations ou les OPCVM monétaires frappés de plein fouet par la baisse des taux.
Alors faut il s'inquiéter de cette contreperformance qui laisserait présager d'un futur crack boursier ou bien ne s'agit il que d'une simple prise de bénéfice ?
Il semble pour le moment trop tôt pour le dire car il n'y a pas encore de tendance de fond qui se dessine même si la journée d'hier s'était déjà soldée par une baisse de 2.04% dans des volumes importants, mais une chose est sûr les investisseurs ne doivent pas se précipiter de liquider leur portefeuille sous peine d'alimenter à travers un comportement moutonnier cette correction qui pourrait bien alors devenir un véritable crack.
Une véritable sélection à travers un stock picking judicieux devrait permettre de limiter les dégats tout en permettant de se positionner à bon compte sur des valeurs qui n'ont pas encore donné tous leurs potentiels de croissance et les occasions ne sont pas rares au vu de la baisse quasi généralisée des sociétés cotées avec pas moins de 25 entreprises ayant vu leurs cours chuter de 5 à 6 %, soit le maximum autorisé par les autorités de marchés.
Sang froid et rigueur seront donc de mise ces prochains jours et pour les plus audacieux des tentatives d'aller-retour pourraient s'avérer juteuses.
dimanche, mai 06, 2007
La bourse de Casablanca comme arme dans la mondialisation
A l'heure où les annonces d'OPA transfrontalières gigantesques se multiplient quel pourait être le rôle de la bourse de Casablanca dans ce marché planétaire où la notion de sociétés de pays émergents n'est plus un handicap face aux entreprises européennes.
En effet, durant ces dernières années les acquisitions de grandes entreprises européennes et américaines par des acteurs venus de pays émergents se sont multipliées, à l'image par exemple du rachat d'Arcelor par Mittal emblématique de la nouvelle puissance financière de ses firmes d'Asie et du Moyen Orient.
L'amérique du Sud connait également ce nouveau phénomène à travers des pays en pleine expansion tels que le Brésil, l'Argentine ou encore le Chili.
Même la Russie, pays pourtant fidèle durant des années à l'idéologie communiste c'est reconverti au capitalisme et part à l'assaut de l'Europe aidé dans cette aventure par des cours du pétrole extrêment avantageux.
Seul l'Afrique semble pour le moment resté à l'écart de ce mouvement, ne bénéficiant pas ou peu de systèmes financiers à même d'accompager les champions nationaux hors de leur frontière, seul pour le moment l'Afrique du Sud fait figure d'exception.
Mais il ne s'agit pas d'une fatalité et le Maroc semble en bonne position en Afrique pour à son tour partir à l'aventure des marchés étrangers.
Les entreprises marocaines se sont déjà tournées dans un premier temps vers les pays limitrophe du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest à l'image des banques marocaines en Tunisie et au Sénégal avec les rachats de la Banque du Sud, Attijari wafa Bank Sénégal, Bank of Africa, de Maroc Télécom dans les télécoms avec Mauritel en Mauritanie, Gabon Télécom au Gabon et Onatel au Bukina Faso ou encore de l'agroalimentaire avec Lessieur Maroc en Tunisie avec Cristal Tunisie.
Mais ces acquisitions restent encore fortement mesurées et concentrées dans quelques pays et quelques secteurs en Afrique, la taille modeste des cibles ne nécessite pas de lever des capitaux excessifs sur le marché financier marocain, seul Attijariwafa Bank a dernièrement lancé un emprunt de 2 milliards de dirhams en 2 tranches de 1 milliard de dette subordonné pour le renforcement de ses fonds propres.
Cette prudence s'apparente à une frilosité des sociétés cotées marocaines à l'égard de grandes acquisitions sur des marchés étrangers de peur de voir la compositon de leur capital modifiée en profondeur avec une plus grosse part du flottant et devenir ainsi à leur tour la proie d'OPA.
Mais il s'agit d'une erreur de raisonnement à court terme, les marchés financiers deviennent de plus en plus globalisé et dans cette compétition mondiale le meilleur moyen de rester indépendant c'est encore de grandir , la meilleure défense étant l'attaque il faudrait au contraire profité de la liquidité de la place de Casablanca pour lever des capitaux et se développer par croissance externe ou organique à la fois sur les marchés africains et moyen orientaux mais également en Europe.
Des entreprises comme Maroc Télécom ont la taille suffisante et les moyens de faire à la fois des acquisitions en Afrique, développer le concept de Mobisud partout en Europe et pourquoi pas racheter des opérateurs internets tels que Club Internet en france.
De même le groupe Addoha fort de sa capitalisation de 39 milliards de dirhams pourrait lancer une OPE ou OPA sur des entreprises du batiment en Europe à l'image d'un Nexity (2.2 milliards d'euros) ou encore un Pierre et Vacances (942 millions d'euros) ou Club Med (929 milions d'euros) en agissant de concert avec la Caisse de Dépots et Gestion qui dispose déjà de 10% du capital.
Cet expansionnisme permettrait de résoudre le problème des liquidités abondantes sur la bourse de Casablanca, développerait les activités de marché au Maroc, renforcerait le poid de Casablanca au sein des places émergentes et surtout créerait des emplois au Maroc et arrimerait l'economie marocaine au marché mondial.
samedi, mai 05, 2007
Vivement la concurrence dans les sites de bourse en ligne au Maroc
La bourse de Casablanca connait actuellement un développement soutenu avec l'accroissement du nombre de sociétés cotés avec pas moins de 64 entreprises suite au nombre record de 10 introductions en 2007.
Cette évolution a permis d'accroitre la diversification sectorielle de la cote tout en permettant d'élargir la liquidité et la profondeur du marché.
La révolution numérique est également en marche sur le marché financier marocain avec l'apparition d'une société de bourse en ligne en 2006 avec Dar TAWFIR, filiale de la société CFG Maroc, changement qui a permis à une nouvelle génération d'investisseurs de faire son entrée à la bourse marocaine en achetant et vendant de manière instantannée d'où que l'on soit sur le globe pour peu qu'internet y soit présent.
Ce bouleversement représente une occasion en or à saisir pour renforcer les liens existants entre le maroc et les marocains résidants à l'étranger soucieux d'investir dans leurs pays en toute transparence.
Mais ce service à aujourd'hui un coût et quel coût, puisque la société DAR TARFIR est pour le moment seul sur ce marché au départ de niche mais qui connait un essor fulgurant au point de représenter près de 40% des transactions en 2006 sur le marché marocain.
Cette explosion des transactions sur internet aguise à présent bien des appétits à commencer par ceux de SAFABOURSE, société de bourse filiale du CDG, et WAFA BOURSE filiale du géant bancaire ATTIJARIWAFA BANK qui ont décidé de se lancer eux aussi dans ce marché en lancant courant 2007 leur propre site de bourse en ligne.
Ces annonces sont de bon augure pour les investisseurs marocains passant leurs ordres via ce biais puisqu'il permettra à n'en pas douter une véritable concurrence et donc une baisse des tarifs qui sont aujourd'hui pour le moins excessifs au regard de ce qui se pratique sous d'autres cieux et notamment en France.
Prenons pour comparaison le leader en France à savoir BOURSORAMA qui propose diffèrents type d'abonnement, classic, trader et ultimate trader.
L'offre classic permet de passer des ordres pour un prix de 5.50 € TTC pour des ordres inférieurs à 1 000 € et 0.48% TTC du montant de la transaction au delà, 0 € de droit de garde et des frais d'abonnement offert à partir d'une transaction par mois.
Rien à voir avec ce que propose pour le moment DAR TAWFIR avec son offre de base qui revient à 0.99% TTC du montant de la transaction quel que soit le montant de l'ordre, des droits de garde de 0.20% HT annuel du montant moyen du portefeuille avec un minimum de 10 DH par trimestre et enfin des frais d'abonnement de 99 DH par mois donnant le droit à 5 transactions par mois au delà il faut payer un supplément de 10 DH.
De plus l'offre bon marché de BOURSORAMA offre accès au contenu d'un site riche en informations, conseils et autres recommandations de banques là où le site de DAR TAWFIR se trouve bien pauvre en information.
Bien sûr la bourse en ligne n'en est qu'à ses débuts au Maroc et s'améliorera au fur et à mesure que la concurrence s'intensifiera et que les clients deviendront plus nombreux et exigeants, l'offre de DAR TAWFIR a le mérite d'exister et de fonctionner mais gageons que l'arrivée de poids lourds sur ce marché face chutter les tarifs et pousse à une amélioration de l'offre.
http://marocbourse.blogspot.com
dimanche, avril 22, 2007
Jusqu'où ira la bourse de Casablanca
Cette fin de semaine c'est terminée sur une note positive à la bourse de Casablanca qui a vu son indice phare le MASI s'accroitre de 0.55% ramenant ainsi la performance depuis le début de l'année à un niveau époustouflant de 25.38%.
Cette croissance est en grande partie dû à la publication des résultats des sociétés cotées qui ont su tirer partie du dynamisme actuel de l'économie marocaine.
En effet l'année 2006 s'est achevée avec une forte croissance du chiffre d'affaires qui a atteint près de 155 milliards de dirhams pour près de 20 milliards de bénéfice.
Les perspectives pour 2007 s'annoncent dans la même lignée avec une poursuite de la croissance de l'activité des sociétés, notamment celles liées à l'immobilier et aux secteurs bancaires qui surfent actuellement sur la folie immobilière qui règne au Maroc où l'on construit à tout va, entre le chantier de Tanger Med, les 1500 km d'autoraute à l'horizon 2010, la lutte contre les bidonvilles et l'objectif 10 millions de touristes en 2010, les cimentiers et autres promoteurs tels Addoha n'ont pas de soucis à ce faire.
Néanmoins faut il pour autant estimer que toutes les entreprises à la cote verront leurs cours boursier augmenter ?
Il faut garder en mémoire dans le choix de la composition de son portefeuille que le prix d'une action reflète les perspectives de développement d'une société, or même si la plupart des entreprises ont vu leurs bénéfices flamber en 2006, les anticipations sur 2007 sont déjà en partie intégrées et donc le potentiel de hausse déjà amputé d'une partie.
La moindre baisse de régime pourrait donc se payer au prix chers surtout que le PER de la plupart des entreprises marocaines dépasse déjà les 20.
Loin de détourner les investisseurs de la bourse de Casablanca, l'objectif de cet article est uniquement d'eviter un confiance trop excessive des boursicoteurs les moins avertis qui pourrait être tentés ces derniers temps d'acheter desactions.
Une correction à court terme est envisageable, voir même souhaitable, une seconde année avec un taux de croissance de 75% comme en 2006 conduirait immanquablement à la constitution d'une bulle spéculative sur le marché financier marocain.
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.